En fait je suis de retour. Mon égo est plus fort que moi : je ne peux me résoudre à ne pas venir parler de ce que je fais, vis ou ressens. Donc voilà. Désolé.
Depuis le mois passé, on peut dire que beaucoup de choses s'est déroulé. Je suis retourné en France pour une semaine, et j'ai été à Bordeaux, les galères du nouveau visa, mais aussi un changement de job... bref je brûle des étapes. Par où commencer ?
J'ai eu mon nouveau visa de travail. Un visa de Développement Professionnel pour être précis, d'une durée de 18 mois, juste à temps avant la fin de mon PVT qui prenait effet le 31 mars. Pour valider ce visa, je devais passer une frontière car le permis n'est délivré que lorsqu'on passe une frontière. J'ai alors décidé de rentrer une semaine en France pour prendre un peu de congés, pour faire le vide et pour me convaincre, ou pas, que définitivement la France n'est pas le pays où je souhaite vivre pour le moment. Pour rappel, le visa que j'ai obtenu me lie à l'entreprise pour laquelle j'ai demandé le visa.
Une semaine avant mon départ en vacances, j'ai reçu une nouvelle offre d'emploi. Paf comme ça. Sans vraiment la chercher ni la demander, elle m'ait tombée dessus. Le genre de trucs, quand on se sent pas super bien quelque part, qui donne forcément envie. Et faible comme je suis, je n'ai pas résisté à l'envie d'accepter. Et là, paf, problème : comment faire pour mon visa de travail ?
Qu'à cela ne tienne, j'ai décidé de rentrer quand même en vacances, en contactant l'ambassade en leur demandant comment je pouvais procéder à un changement de noms d'employeur.
La procédure officielle pour changer de nom est longue et laborieuse. Il faut compter un mois et demi à peu près, et en attendant la réponse du gouvernement canadien, on doit continuer à travailler pour l'ancien employeur. Bref, une situation que je ne souhaitais sous aucun prétexte.
J'étais toujours en vacances, un peu stressé et anxieux pour la réponse de l'ambassade. Et j'avais beau checké le site des pvtistes, pour lequel d'ailleurs travaille la très gentille Julie : personne n'avait de réponses pour savoir comment accélérer le processus de changement d'employeurs.
Vendredi, c'est à dire un jour avant que je ne reprenne l'avion pour repartir vers Montréal, j'ai eu la réponse de l'ambassade, qui me disait que potentiellement je pouvais, avant mon retour à Montréal, leur envoyer tous les papiers pour faire le changement et qu'ils étudieraient mon dossier. Réponse envoyée évidemment vendredi à 16h, juste avant que les bureaux ne ferment pour le week-end. Je suis parti en mode véner. Je partais le lendemain matin, j'avais un visa avec le mauvais employeur et le lundi suivant, je devais faire mes deux semaines de préavis avec l'ancienne entreprise...
Samedi, après un voyage à peu près sans histoire mais avec un stress maximal, j'arrive devant le bureau de l'immigration. Premier douanier super cool, je lui parle de la Maison du Rôti, on rigole bien, ca passe. Deuxième guichet, pour aller faire valider mon visa avec le nouvel employeur... Une nana, qui vient à peine de prendre le poste. Mince, elle y connaît rien. Le coeur commence à battre de plus en plus rapidement, et je sue comme un malade sous ma veste mais il ne faut surtout que ca se voit. Elle appelle son chef, qui me fait m'asseoir. Il me rappelle 10 minutes plus tard et m'amène dans les bureaux, au fond, là où on est pas supposé aller. Il me demande ce que je veux. Le gars est super baraque, pas sympa pour un sou et très grand : un Terminator. Je lui dis que je veux changer d'employeur sur mon visa sans passer par le lourd processus de révision de dossier. Le coeur bat à 10 000 à l'heure (miles, pas kilomètres, on est en Amérique du Nord). Terminator ne regarde même pas ma nouvelle lettre d'employeur. Il me dit "ok donc on change X par Y, c'est ca ?". Je dis oui, et il le fait sans me poser plus de questions. Puis il me tend le précieux sésame et me dit bonne chance.
C'est tout. J'ai eu une chance énorme en fait car tous les douaniers n'acceptent pas ca. La chance que j'ai commencé à avoir en partant pour le Canada continue, je ne comprends pas pourquoi.
Donc... nouveau job. Encore. Ca fait le quatrième en 2 ans... Heureusement à chaque fois, je pars pour mieux... pas forcément pour plus de bonheur mais pour pouvoir mettre un peu de côté à la fin du mois. Cette fois çi je ne sais pas encore si ce sera un job permanent (c'est à dire pour moi un job de plus de 3 mois) ou si je vais y rester beaucoup plus longtemps (c'est à dire, pour moi encore, plus d'un an). En tout cas pour l'instant les locaux sont superbes, l'ambiance a l'air top et je vais avoir un travail de dingue. Enfin, c'est ce que mon patron m'a dit et je verrais si ca se réalise.
La démission de mon précédent travail ne s'est pas superbement bien effectuée. J'ai l'impression de partir en voleur, de partir en laissant pleins de choses derrières (autres que des femmes en pleures bien sûr) et de rusher vers un autre travail, un autre bonheur éphémère et/ou un autre passe temps. Ahhh la recherche du bonheur, je vous dis, c'est tout un programme.
En attendant j'ai une chance d'insolent, je continue de profiter à fond du Canada et des merveilles que ce pays a à offrir. Ma visite en France fût géniale, j'ai été ému aux larmes de revoir mes anciens amis, de revoir ma famille, mais ce n'est plus l'endroit où je vis, ce n'est plus mes repères et je me suis rendu compte comme Montréal était une ville chouette et agréable quand on sait l'apprécier.
Dans 5 jours, cela fera un an que je suis arrivé. Quelle année... bizarre. Chiante, merveilleuse, difficile, joyeuse, pleines de surprises bonnes et mauvaises et de rebondissements. Une année qui restera en tout cas dans les annales. Que me réserve la deuxième année au Canada ? Et ne pas oublier que quoiqu'il arrive, 2009 doit être une année merveilleuse.
Je continuerais évidemment à regarder toujours à demain, à rêver d'ailleurs et à m'imaginer dans je ne sais quel pays, mais tout viendra en son temps, et ce soir, alors que je suis dans le train qui rentre de Toronto, rien que ce soir, je veux me dire "ARRETE et apprécie un peu ce que tu as". Alors j'apprécie.
Le HongKongais
Merci d'etre revenu :)
Ton pote de l'autre bout du monde.
Ahhh moi aussi un jour j' ai voulu arrêter et en fait, c'est pas possible et puis quitte a pas écrire beaucoup, c'est toujours bien de faire vivre son blog, comme je le dis souvent, quand on sera vieux, ça nous fera plaisir de nous relire, de revoir les photos et les gens et pourquoi pas de raconter aux futures générations toutes nos aventures ("oui mamie, tu me l'as déjà raconté 50 fois") :p
Tres jolie photo !!
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Greg
C'est du Régis tout craché :-)