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Bran Van 3000 à Montréal. 11/06/2008

En attendant de voir la suite de ce que j'ai raconté il y a quelques heures, je viens d'apprendre une autre excellente nouvelle : Bran Van 3000, groupe canadien que j'ai découvert en Angleterre, et qui n'est malheureusement pas assez connu, est à Montréal le 1er juillet pour un concert gratuit au centre ville... Ils vont parcourir les rues et s'arrêter ici et là. Ils joueront les morceaux que veut la foule. Enorme.
Et pour ceux qui ne connaitraient pas Bran Van 3000, regardez le bijou ci dessous.

Something huge is coming. 11/06/2008

Quelque chose de gros est en train de m'arriver. Le genre de truc qui te fait vraiment méga hésiter. Lié au monde professionnel. Je vous tiens au courant dans les jours qui suivent.

Comment j'ai eu un vélo à 25 dollars et une télé à 80. 10/06/2008

Mes biens personnels, déjà si importants et nombreux, viennent de prendre une sacré valeur ajoutée. Il y a deux semaines, alors qu'on rentrait à pied Mso et moi, après un bon dimanche passé à... je sais plus quoi, nous sommes tombé sur deux vélos dans un état tout à fait convenable. La somme affichée : 25 dollars chacun. On les regarde, je les examine avec mon oeil d'expert (6 ans d'étude passé les fesses sur un vélo, ca aide) et j'ai estimé qu'ils étaient, ma foi, en fort bon état. Le propriétaire sort de sa maison, nous rejoint. Etrangement, et c'est une sale habitude que les gens ici ont, il était super sympa. On a bien discuté sur les vélos à Montréal, sur leurs importances au printemps et l'été (tout le monde a un vélo, c'est dingue) et sur les vols si importants. La règle, apparemment : ne jamais mettre plus de 100 dollars sur un vélo. Bref, après moultes politesses, je partais avec un nouveau vélo. Le deuxième était finalement pas si top que ca, donc on a décidé de pas le prendre. MSo est maintenant à la recherche permanente d'un vélo pour elle, ce qui nous permettra de gagner un peu plus en liberté, vu qu'on ne sait toujours pas si on va prendre une voiture ou non.

Pour ce qui est de la télé, je suis passé par Craiglist. Je connaissais déjà le site pour l'avoir pas mal utilisé sur Paris, lors de mon ancienne recherche d'appartements. Malheureusement, en France, ce site est d'une part très peu connu, et d'autre part quasiment pas utilisé (c'est logique). Mais ici, c'est un peu la folie. Tout se vend : appartements, voitures, vélos, télé, femmes, chats (ils prennent Sardine ?). On a longtemps voulu succomber au piège du capitalisme en achetant une super télé 52 pouces, mais ca aurait vraiment une décision stupide : hors de prix, on a même pas de console ou de lecteur dvd, et on a pas envie de (re)devenir des vaches en machant du popcorn devant la télé. On est au Canada, mince, allons voir des caribous dans la forêt, sur notre traineau...

Sinon, j'ai découvert samedi que nous étions juste à côté d'une piscine de quartier. On y est allé samedi après midi. Je suis MSo, on rentre, je vois les vestiaires, mais je m'arrête pour chercher la caisse pour payer notre entrée. Je me retourne... pas de caisses. Je vois MSo qui disparait dans les vestiaires. "hey, on paye où ?". Et là, réponse : "c'est gratuit". Oui, la plupart des piscines de quartiers, même d'extérieur, sont gratuites. Tu rentres, tu te changes, tu te baignes, tu pars. Dingue et quasiment irréalisable en France.

Autre excellente nouvelle : j'ai un rendez vous chez le banquier pour me créer un compte. J'aurais enfin bientôt l'occasion de déposer tous mon dernier mois de salaire, dont les chèques commencent à s'entasser (près de 3000 dollars, déjà, quand même).

Les expatriés et la manière de se tenir au courant. 05/06/2008

Quand on est expatrié, dans quelle mesure doit-on suivre ce qui se passe dans son pays d'origine ? Je me suis souvent posé la question. Faut-il "oublier" la situation en France, arrêter de suivre la politique, les gueguerres au sein du PS ? Dans quelle mesure faut-il s'intéresser à la culture politique du pays d'accueil ? Dans le Canada en particulier, la situation est simple. Les québecois eux mêmes ne savent pas vraiment ce qui se passe dans leur pays, tout simplement parce que la politique canadienne est d'une platitude sans nom. Avez vous déjà entendu une seule fois aux infos parler du Canada ? C'est comme les Suisses, en fait : ils sont là mais on ne sait pas ce qu'ils font. D'ailleurs, question culture : le Canada a-t-il un président ? Si oui, il ou elle s'appelle comment ? C'est une monarchie ? Ont-ils un parlement ? Ah ah... questions pièges, et ne trichez pas en allant voir sur Wikipedia. Tutut.

Depuis maintenant 3 ans, j'écoute quasiment tous les jours deux podcasts d'Europe 1 qui me sont devenus indipensables : le Best of 7h30-8h30, qui retrace l'actualité politique et économique francaise et mondiale, suivie d'une interview d'un homme politique (souvent de renom) par Jean Pierre "L'homme de droite" Elkabach. Le deuxième podcast, c'est celui de Nicolas Canteloup, qui se moque quasiment toujours d'Elkabach et de la manière dont il a conduit l'interview seulement quelques minutes auparavant. Depuis mon arrivée au Canada, je n'ai pas dérogé à la règle : tous les matins, en allant au boulot, j'écoute ces deux podcasts. Et figurez vous qu'il m'arrive de culpabiliser en me disant que je ne prête peut être pas assez attention aux évènements locaux et en restant trop près de ce qui se passe dans mon pays d'origine... Peut-on finalement s'intégrer dans un nouveau pays si on agit ainsi ?

Tout est relatif. 05/06/2008

J'oublie parfois la chance que j'ai. J'ai décidé de partir à l'étranger, et le moins qu'on puisse dire, c'est que je n'ai pas rencontré de difficultés dans cette aventure. Tout s'est parfaitement déroulé. Avant de continuer plus loin ce billet, j'explique le contexte. Je surfe pas mal de temps sur le site PVTistes.net, formidable source d'informations sur tout ce qui touche de près ou de loin aux pays concernés par le Permis Vacances Travail (permis dont je bénéficie actuellement). Et ce que j'y trouve fait parfois très peur (rassurez vous, il y a également de très belles tranches de vie - plus nombreuses que le côté catastrophe, heureusement) : des gens qui rencontrent des galères à n'en plus finir, des mois sans boulot, quasiment à la rue. Et ensuite, je regarde ma petite vie et je me dis... mince. En novembre 07, MSo et moi avons décidé de partir au Canada (elle y était déjà). J'avais même décidé, et j'étais vraiment chaud pour le faire, qu'en juin 08, je partirais quoiqu'il arrive, avec ou sans emploi, pour l'aventure. En décembre 07 je demandais mon PVT. En janvier de l'année suivante, j'obtenais le permis de travail. Début février, le 04 exactement, je commence à fouiller LinkedIn pour commencer à seulement tâter le marché de l'emploi Canadien. Quelques minutes après, je trouve une offre qui semble bien sympa, je réponds. Deux semaines après, je passe mes premiers entretiens sur Skype. Quelques jours plus tard, une première proposition d'emploi, avec un meilleur salaire qu'en France et même un nombre congés "raisonnable" (rien à voir avec ce qu'on peut avoir en France quand même). J'accepte. Mon employeur génial francais me permet de quitter l'entreprise en 15 jours seulement, et fin avril, je pars. MSo qui était déjà sur place, a mis 3 semaines pour trouver un logement qui correspond à ce qu'il nous faut sur place. Bref, j'arrive comme une fleur fin avril, et 3 jours plus tard je commence mon vrai nouveau taf, dans de parfaites conditions. Pas un job au McDo comme je le prévoyais. Certes, le job n'est pas mon dream job, mais ce n'est qu'un début, et j'ai vraiment trop tendance à l'oublier. Alors pour résumer ce gros bloc : je n'ai eu pour l'instant aucune difficulté majeure, aucune galère importante. Pour MSo, c'est quasiment pareil. Elle a trouvé finalement un premier job dans une bonne société, et si tout se passe bien, son contrat se renouvellera dans 3 mois.

Et je suis au Canada. C'est quand même hot comme truc, non ? Je vis dans un pays éloigné, je découvre des choses, je cherche le plus possible à m'intégrer, je cherche à m'habituer à travailler dans une mentalité qui n'a strictement rien à voir avec ce que j'ai connu avant. Et je suis à quelques heures de voiture de paysages sublimes. C'est une chance extraordinaire et je veux passer un été formidable.

Alors que mes journées deviennent petit à petit "vélo boulot dodo", routine obligée, imposée par le travail quotidien, je ressens le manque d'amis. Vous savez, ce moment où on va voir des gens qui nous apprécient pour ce que nous sommes, avec qui on peut boire une bière en rigolant, ou raconter nos misères "parce que franchement, on serait mieux ailleurs", ce moment où on va au ciné, ce moment où on se marre... Bref, je suis sur place depuis un mois et demi, et je dois faire le constat que je n'ai pas encore d'amis ici, et ca me manque beaucoup. Je ne veux pas encore aller sur le site PVTiste pour rencontrer d'autres expat, je veux d'abord me faire des amis "d'ici", pour connaître les gens d'ici. Si dans quelques semaines je n'ai pas encore réussi à passer le cap, j'irais sur le site me chercher des potes francais. Ce n'est pas péjoratif, loin de là, et eux n'ont pas moins de valeur que les gens d'ici, mais si j'avais voulu vraiment avoir des potes francais, je serais resté en France. Cela dit, j'ai peut être quelque chose de prévu pour ce week end et c'est pour moi comme un petit rayon de soleil :) Heureusement également qu'il y a cet essor du web 2. Avec les outils comme Twitter, Facebook, les mails, la gratuité des communications internationales, MSN, Flickr, bref... tous ces sites, j'ai un contact quasi permanent avec tout ceux que j'appelle "mes potes" et ca me fait un bien fou d'avoir ce contact.

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