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L'évolution du couple. 01/07/2008

Aujourd'hui, nous rentrons dans une phase plus aboutie de notre couple. Une phase que l'on attendait depuis maintenant longtemps. Le genre de trucs qui change le quotidien, qui permet de respirer, de se sentir mieux, de même voir la vie sous un meilleur jour. Le genre de choses qui te fait penser que finalement, la vie est plus belle que ce qu'on voit aux journaux le soir. MSo et moi sommes très fier de vous annoncer qu'on s'est acheté une machine à laver et le lave linge qui va avec. On va enfin être propre.

Je suis à chaque fois fasciné par la taille des objets dans ce continent. Notre frigo est énorme. La cuisinière, n'en parlons pas. Et ce qu'on a acheté aujourd'hui ne déroge pas à la règle : ils sont énormes. Comme si ici on devait avoir plus de fringues qu'en Europe. Ou alors les fringues doivent être plus épaisses ou plus grosses... Bref, nous sommes passés chez notre vendeur de matos d'occasion habituels. Un mec un peu rude, le genre de gars qui est plus habitué à parler à ces machines qu'à des hommes. Mais quelqu'un de très professionnel et de très gentil, dans le fond. Et on a même eu la livraison gratuite.

A part ca, je profite de mon avant dernier jour de repos. Je suis parti de mon entreprise vendredi soir, dans un très bon état d'esprit. La boîte et les boss m'ont dit que je reviendrais de toute manière dans deux semaines. Quoiqu'il arrive, je pense que rembourser le billet d'avion était vraiment quelque chose que je devais faire et qui me servira dans le futur, ne serait ce que pour ne pas être blacklister par les entreprises d'ici. Après demain, je commencerais mon nouveau boulot. Le 09 et 10 juillet, je suis déjà amené à voyager. Je pars dans le nord du Québec, dans un endroit tout paumé. Les photos suivront. D'ailleurs, le Macbook pro promis par ma nouvelle boîte ne sera en fait pas de la partie. Ils m'ont beaucoup décu, sur le coup...

Demain, c'est le 1er juillet, fête nationale, donc fériée. Ils ont promis un temps superbe, donc à nous la piscine extérieure. De plus, cette date est connue pour être le grand jour des déménagements au Québec. Nous irons donc nous promener dans les rues pour trouver ce qu'ont laissé les gens. Il paraît que c'est assez hallucinant, de voir la quantité de choses que les gens laissent, dans un parfait état, sur le bord de la route. C'est culturel : tout le monde circule dans la ville dans l'espoir de trouver un canapé supplémentaire ou une table à rajouter dans son salon. On verra ce que les gens nous ont réservé :)

Sinon, entre autres nouvelles, j'ai craqué la semaine dernière pour une PS3 toute neuve (version 40Gb) avec les derniers jeux qui vont bien (GTA, MSG, DMC). Et pour la semaine prochaine, nous devons reflechir aux trente chaines de télé qu'on veut dans notre forfait... Trop dure la vie. Je prendrais bien The Comedy Network pour mater les Saturday Night Live et Colbert Report... d'où viennent mes idoles du Frat Pack (Ben Stiller entre autres).

Une journée pour apprécier pleinement Montréal. 22/06/2008

Samedi, j'ai passé ma meilleure journée depuis mon arrivée. Presque une grasse mat (8h40, pour moi, c'est énorme), un super petit déj, Le Parisien et ma famille au téléphone ce matin. Cette après midi, nous avons réellement profité des charmes de la ville. A peine sorti, nous sommes tombés sur un festival indien en plein centre ville. Quel dépaysement ! Les chants sont tout droit tirés de Danse avec les loups, avec les costumes traditionnels, la couleur de peau qui ne trompe pas, les pas de danse... On est resté quelques temps à les regarder, que du bonheur. Puis nous avons continué à marcher vers la ville, pour "magasiner" et acheter quelques trucs. Nous avons résisté à beaucoup de tentations, il faut le noter. C'était un peu un "shopping spree" pour ceux qui voient la référence. Puis nous nous sommes doucement diriger vers le fameux Boulevard Saint Laurent, qui est pour tout l'été coupé à la circulation. Très long boulevard, la rue était complètement transformée. Une masse de gens incroyable, des bars ouverts partout, on se croirait le long de la côte d'azur, la mer en moins. Nous avons trainé dans cette rue pendant quelques temps avant de se diriger vers un petit bar sympathique. A côté de nous, deux francais, la trentaine, qui discutaient création d'entreprises, en prenant des notes. J'ai souri, en pensant au nombre de fois incalculables qu'on a passé avec Le Parisien à faire pareil. Puis, direction croisement Sherbrooke/Saint Denis, où nous avons découvert une rue remplie de restaurants tous plus variés les uns que les autres, pour attérir dans un resto indien pas dégueulasse du tout. En rentrant, nous sommes repassé par la place où les indiens étaient au matin, mais ils avaient été remplacés par un chanteur très très connu d'ici, dont on ignorait même l'existence. Richard quelque chose (j'ai oublié le nom déjà), une musique bien québecoise et des paroles tout aussi énigmatiques. Entre deux chansons, le chanteur disait pleins de blagues que je ne comprenais pas... décidément, il faut encore que j'apprenne certaines expressions... Enfin, nous sommes passés devant une petite librairie qui ne paye pas de mine, mais qui recèle de bouquins et de BD. J'ai redécouvert des BD que j'avais oublié, et c'est décidé : j'irais souvent faire un tour dans cette charmante boutique. Quelle journée superbe...

Ce qui m'arrive. 18/06/2008

Billet écrit la semaine dernière mais que je ne voulais pas encore publié. Mes nouveaux commentaires sont écrits plus bas.
Ce qui m'arrive est un peu étrange. Surtout inattendu en fait. Lundi soir, alors que je checkais mes blogs canadiens quotidiens, je suis tombé sur une offre d'emploi qui correspondait à ce que je voulais faire, à ce que j'aimais faire avant de partir d France.  J'en parle à MSo, et on tombe d'accord pour que je postule. Sans vraiment espérer quoique ce soit finalement. "Juste pour voir". Il était 22h. Lendemain matin, je me réveille comme d'habitude et je vais checker mes mails : j'ai une réponse, le gars veut me voir à 16h dans la journée. On est mardi, j'accepte son rendez vous. Arrivé 16h, je me présente chez ce responsable. Son building est à deux pas de mon boulot actuel, en plein coeur du centre ville de Montréal, la fameuse Tour de la Bourse, de 47 étages. Je prends l'ascenseur qui monte super vite (avec la sale impression de l'estomac qui se prend des accélérations). Je rencontre le gars, l'entretien dure une bonne heure et 20 minutes. On sympathise tout de suite, le courant passe très bien, on est sur la même longueur d'onde et le job qu'il me propose m'excite "grave"... Problème : j'arrive un peu tard, il avait déjà sélectionné d'autres candidats à qui il avait déjà fait une proposition (un, en fait). Mais finalement, c'est moi qu'il voulait. C'est bizarre mais ca fait sacrément plaisir. Bref, il était bien embêté. Il m'a présenté à toute l'équipe. Ils ont l'air sympa (évidemment... ils vont pas me donner une sale impression). Il me laisse sur le pas de l'ascenseur, en me disant qu'il me veut absolument.
Le lendemain, mercredi, je recois un coup de fil de la RH qui veut me recevoir. Je vais la voir, ca se passe bien. Une partie de l'entretien se fait en anglais, dans lequel j'ai heureusement peu de problèmes. Elle semble convaincue, et me raccompagne en me promettant de me donner des nouvelles. Aujourd'hui, jeudi midi, je recois un dernier coup de fil : ils me font une proposition : boost de salaire, boost de responsabilités, boost de futurs soucis aussi. Je commencerais dans deux semaines, si j'accepte. En trois jours, wow, une rapidité d'exécution qui m'étonne encore.
Cela fait deux mois que je suis dans ma boîte actuelle. Deux mois que je m'ennuie tous les jours. Et c'est pas à défaut de demander tous les jours du travail supplémentaire. Le nouveau travail qu'on me propose correspond a priori à ce que je cherchais. Il s'agit du plus gros site web canadien, et je serais embauché pour en gérer une partie (en fait pour gérer tout le Canada). Le challenge est excellent : s'imposer comme un acteur dans le milieu web nord américain. Et le produit est super récent, et beaucoup est à faire. Tout ce que je sais c'est que je ne m'y attendais pas, et que même si certains penseront forcément "ah mais c'est beaucoup trop tôt", "ah mais quel mec instable, il peut pas garder son job plus de deux mois", "ah mais je suis pas persévérant", et bien... c'est ma vie, et là tout de suite, je pense que c'est la meilleure décision à l'instant T. Donc je vais profiter de ces instants où je me dis que je ne sais pas de quoi demain sera fait, que je peux mourir en traversant la rue demain, mais qu'aujourd'hui, là, je vais bien m'amuser, je vais faire ce que je veux faire, et je ne vais pas m'enfermer dans un taf qui me donne envie de rester dans le lit lorsque je me réveile le matin. Et puis si c'est nul, finalement,... ben....

Ca, c'était jeudi soir dernier. Beaucoup de choses se sont passées depuis. J'ai annoncé lundi à ma boîte la proposition qu'on m'avait faite, et pendant 3 jours nous avons énormément discuté. Autant dire qu'ils ne voulaient pas que je parte. Je suis allé dans le bureau de la DRH, elle me regarde avant qe je parle, se penche vers moi et me dit "que veux tu qui te ferait rester ?". J'ai recu une autre proposition de leur part, qui m'a fait franchement hésiter quand même. J'ai même pensé refuser la première offre pour rester. Pour de nombreuses raisons, j'ai finalement fais mon choix. Je commence mon nouveau job dans 1 semaine et demie.
Rappelez vous : mon entreprise actuelle m'avait fait venir ici, et m'avait payé le billet d'avion. C'est ce qui me gênait le plus dans tout ca : donner l'impression que j'étais venu et hop, je me casse juste après. J'ai aujourd'hui fais la proposition de rembourser ce billet d'avion. Pour dire toute la vérité, j'espèrais en faisant ca qu'ils apprécieraient le geste, mais qu'ils refuseraient. Manque de bol. Ils acceptent que je rembourse ce billet d'avion. Et minnnnnnnnnnnnce. Surtout qu'Air Canada, c'est pas donné. Au moins, ce que je pourrais dire plus tard, c'est que je dois mon arrivée au Canada à personne, et qu'aun final, je me serais payé moi même mes voyages. Mais là, tout de suite, sur le coup, ca fait vraiment mal au porte monnaie. Quand on veut être trop honnête... finalement je ne suis pas bon pour les affaires :)
Un point m'inquiète malgré tout et ce n'est pas de la fausse modestie. Je m'inquiète de ne pas réussir à 100% le challenge proposé, car c'est vraiment plus important que ce que j'ai jamais fait jusqu'à présent. Et je m'inquiète de pas réussir à gérer les gens que je devrais gérer. Je commence mon travail de manager (peut être pas au tout début, cela dit) et moi qui le voulait tellement, à l'heure où je vais l'avoir, j'ai les choquottes. Je me repète dans ma petite tête que ca se passera bien et que le plus important est que je reste moi même, en apportant joie et bonne humeur dans mon nouveau lieu de travail. Garder à l'esprit que tout ca n'est pas important, finalement, et qu'au Darfour, ils morflent beaucoup plus que ce que je ne pourrais jamais morfler dans mon cadre doré.
Il y a encore 3 ans, au siège de la banque où je travaillais lancais des avions par la fenêtre, quand j'ai commencé ce journal, je n'aurais jamais pensé en être là aujourd'hui. Hey, on garde tout ca entre nous hein ;) ?

Update. 17/06/2008

Je peux pas en dire beaucoup, mais disons que les deux derniers jours ont des rebondissements assez fous et que j'ai du mal à 1) dormir, 2) garder la tête froide, et 3) prendre la bonne décision. Si j'avais su que j'aurais ces choix il y a encore une semaine...

Le toit et Sardine. 12/06/2008

Depuis notre arrivée, à chaque fois qu'il pleut dehors, il pleut chez nous. Par chez nous, je veux dire, dans notre appartement. Avec notre appartement, que nous avons quand même repeint intégralement (ok,...que MSo a repeint à 80% et dont j'ai fais les 20% restants - rendons à César ce qui est à la duchesse de la peau de l'ours), nous allons de surprise en surprise. D'abord, on s'est apercu que les vitres laissaient passer le vent. Rien de bien grave en été, mais en hiver, par -30, je sens qu'on va s'amuser. Ensuite, à la première pluie qu'on a eu, et alors que j'étais aux toilettes, en train de lire tranquillement le dernier numéro de Fast Company, c'est des grosses gouttes que j'ai recu sur la tête. Et en fait, notre salle de bains a ainsi 5-6 points de "chutes" de gouttes d'eau bien épaisses et dégueulasses à chaque pluie. On a un sceau consacré à ca, d'ailleurs. Pour couronner le tout, nous avons remarqué avant hier que notre plafond, dans la salle de bains, se courbe dangeureusement, et pas dans le bon sens. Il va nous tomber dessus, un de ces 4. Et quoi de plus horrible, comme mort, que de mourir sur les toilettes ?
Bref, notre proprio est au courant et apparemment le toit va être refait durant l'été. J'espère que ce n'est pas du mytho.
Sardine, le chat de MSo, qu'on pourrait aussi appeler "notre chat", sort depuis maintenant 2 semaines. Chaque matin, c'est la même rengaine : elle hurle devant la baie vitrée jusqu'à ce qu'on la laisse sortir, et après fuit pendant quelques minutes... Dès qu'on l'appelle, elle remonte, on part au travail, et à mon retour, elle sort jusqu'au moment où on va se coucher. Je la mets parfois en quarantaine (enfermée dans une chambre) quand elle rentre trempée (stupide chat qui veut sortir quand il pleut des torrents). Elle s'est même fait des amis chat (alors qu'elle détestait les autres chats avant). Et je crois que je vais arrêter de parler de Sardine.

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